Les habitants de la commune de Bedretto (TI) s'opposent à l'ouverture d'un centre qui devrait accueillir quelques 120 requérants d'asile. Ils l'ont fait savoir aux autorités compétentes par la voix du président de leur commune.
La commune de Bedretto (TI) refuse d'accueillir quelque 120 requérants d'asile dans sa vallée éponyme. Lors d'une rencontre avec des représentants des autorités compétentes, le président de la commune, Diego Orelli, a défendu les habitants opposés à cet hébergement.
Bunker militaire
Un centre pour requérants d'asile pourrait voir le jour dans un bunker militaire à Bedretto, mais pour l'heure aucune décision définitive n'a encore été prise, a indiqué lundi à l'ats le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).
La phase de consultation est en cours, a-t-il précisé, contredisant ainsi des informations véhiculées lundi par des médias tessinois, selon lesquelles l'hébergement de requérants d'asile était prévu en mai.
L'entrevue de lundi entre l'Office fédéral des migrations (ODM), le Département de la défense et la commune de Bedretto fait partie intégrante de ce processus de consultation, a encore indiqué l'ODM.
Lieu inadéquat
Selon Diego Orelli, les habitants sont en colère et vont rejeter ce projet d'accueil. Un refus qui "n'a rien à voir avec du racisme", estime-t-il. "S'il était question d'accueillir trois, voire quatre familles, nous chercherions des endroits appropriés".
Et Dieg Orelli d'insister: l'édifice militaire, situé à 1700 mètres d'altitude, n'est pas un lieu adéquat. Selon le président de la commune, le risque d'avalanche est trop grand.
Avec la révision urgente de la loi sur l'asile, communes et cantons ne peuvent plus mettre leur veto à l'hébergement temporaire de requérants sur leur territoire. La Confédération consulte cependant les communes et cantons concernés. (Lire aussi Le gouvernement veut accélérer le processus de demande d'asile)
ats/olhor
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